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Messages: 284 Date d'inscription: 19/12/2010 Age: 24
 | Sujet: Re: << A mis à l'eau >> Ven 17 Fév - 17:34 | |
| - Ton idée ne me dérange pas, Hilnavy, mais ne compte pas sur moi pour fournir la paille. Je n’ai pas l’habitude de me trimballer avec ce genre de choses sur moi. Ni même avec quelque chose pouvant servir de substitut.
J’aurais dû me douter que ma solution présenterait des problèmes, même si je n’étais pas complètement sérieuse en l’énonçant. Vasteels relevait un détail auquel je n’avais pensé, néanmoins, ce qui indiquait une nouvelle fois qu’il n’était pas idiot. Sous-estimer son adversaire était une chose que j’avais appris à ne plus faire, car c’est ce qui vous prend bien souvent au dépourvu. Se surestimer entrait donc dans la même catégorie. En revenant aux propos du jeune homme, je notais qu’il oubliait de façon certainement volontaire les cigarettes que je l’avais vu fumer auparavant. Et ce fait ne faisait que démontrer une nouvelle fois son égocentrisme. Mais certes, je n’étais pas sûre qu’il lui reste de toute manière beaucoup de bâtonnets empoisonnés, et il m’arrivait parfois également de fumer, je pouvais le comprendre. Son retournement de poches n’avait indiqué nulle trace de couteau qu’il avait pourtant bien dissimulé quelque part. Qui sait s’il n’avait pas autre chose d’aussi dangereux avec. Je ne pouvais décidément pas lui faire confiance. Mais l’abandonner étant également une prise de risques puisqu’il ne me connaissait pas, il ne servait à rien de le lui demander.
- Et comme je suppose que tu n’as toi-même pas ce qu’il faut pour tirer à la courte paille, je te propose de nous départager en un chifumi de trois manches… Après, si tu as, contrairement à ce que je pensais, tout ce qu’il nous est nécessaire pour la courte paille, je retire ma suggestion, bien évidemment.
Je n’avais pas pensé à ce qu’il propose également une solution à notre « problème ». Un rapide retour en arrière me permit de constater qu’effectivement, j’étais véritablement partie au hasard des rues en premier lieu sans rien emporter avec moi, excepté peut-être un élastique autour de mon poignet. Et comme il n’était absolument pas question que Vasteels le découpe à l’aide de son couteau, je ne lui fis même pas la remarque que je pouvais éventuellement avoir quelque chose. Et puis, son alternative me plaisait tout autant.
- Je n’ai rien pouvant servir de substitut non plus, alors va pour le chifumi.
Je ne pris même pas la peine de retourner mes poches à mon tour. Qu’il soit visible ou non que je n’avais rien, il pouvait bien penser ce qu’il voulait. Avançant mon bras gauche, j’attendis que le jeune homme se prépare également et lorsqu’il fut prêt, le traditionnel « Chifumi » lancé, je fermais mon point pour indiquer une pierre, étant la première chose qui m’était venue à l’esprit. Et par un curieux hasard, Vasteels en fit de même. Un sourire en coin se forma sur mon visage à cette vue ; la coïncidence était après tout assez drôle. Ma pierre cassa ses ciseaux au second essai, et par chance, ma feuille enveloppa sa pierre à la troisième fois. Ramenant mon bras le long de mon corps, je déclarais :
- Eh bien voilà qui est fait. Notre problème est résolu.
Mon ton neutre n’indiquait aucune preuve de supériorité, je savais que j’avais gagné par pur hasard. Et à vrai dire, cette prétendue victoire ne changeait rien à la donne : nous étions toujours à l’opposé l’un de l’autre, et lui possédait encore son couteau tandis que je n’avais que mon anneau en dernier recours. Anneau dont il avait également un exemplaire. Me battre à la loyale ne me dérangeait absolument pas, c’est ainsi que je l’avais appris. Mais on m’avait également prévenu que ce n’était pas forcément le cas de nos adversaires, en dehors des cours. Il ne fallait pas négliger la possibilité d’un coup en traître, et c’était précisément ce que je craignais à présent. Néanmoins, je m’avançais vers le centre de cette sorte de salle sous-terraine, doucement. Vasteels ne bougeait pas, un sourire doucereux flottant sur les lèvres. Nous savions aussi bien l’un que l’autre qu’au fond, ce petit jeu ne changerait rien. A moins que le jeune homme ne me laisse vraiment porter le premier coup, ce dont je doutais fortement. Et quand bien même il le consentirait, une parade ferait aussitôt irruption face à mon attaque. C’était la suite qui pouvait se corser. Mais encore fallait-il en arriver là. M’arrêtant finalement à ce que je pensais à peu près le centre de l’endroit où nous nous trouvions, je le fixais, un sourire en coin, attendant de voir comment il allait réagir. Il pouvait toujours fuir, après tout. Être un lâche. C’était à lui de voir. ___________________________[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tout devient possible lorsque je te vois. Tout. Changer une partie de moi y compris. |
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Admin
Messages: 614 Date d'inscription: 20/12/2010 Age: 20 Localisation: Dans les Rues. Humeur: Confiant.
 | Sujet: Re: << A mis à l'eau >> Mar 21 Fév - 21:44 | |
| Quelques secondes passèrent. La jeune femme devait réfléchir à sa proposition, voir s’il n’y avait pas un quelconque coup fourré derrière. Du moins, était-ce cela qu’Aloysius aurait fait à sa place. Il savait qu’il n’avait pas l’air fiable. Cela tombait bien, il ne l’était pas. Mais là, il restait déterminé à gagner à la loyale et donc que l’on puisse imaginer qu’il allait trahir l’amusait. Néanmoins, il savait qu’il ne saurait jamais ce à quoi Amy était en train de songer donc l’amusement était superficiel. Les mains toujours enfoncées dans les poches, le regard détaillant son interlocutrice, il écouta sa réponse :
- Je n’ai rien pouvant servir de substitut non plus, alors va pour le chifumi.
Hochant la tête autant pour Amy que pour lui-même, le jeune homme ne se formalisa pas du fait qu’elle ne lui prouva rien en ne retournant pas ses poches, puisque lui-même l’avait fait uniquement à cause de son goût de la mise en scène. Le monde était un spectacle et il était décidé à en être le meilleur comédien. Avec lenteur, il sortit sa main gauche de sa poche et l’avança en direction de celui de la brune. Celle-ci paraissait l’attendre alors il ne put s’attarder sur ce qui l’avait un instant déconcerté : c’était son bras gauche que la Vagabonde utilisait. Généralement, dans ce genre de jeux, on utilisait sa main maîtresse. C’était d’ailleurs ce qu’il faisait, lui. Cela pouvait donc impliquer qu’elle se trouvait être également gauchère. Un vague de mécontentement afflua en lui, rapidement attisée par l’égalité à laquelle ils venaient de faire face. Cela sembla amuser Amy, au contraire, puisqu’un sourire en coin vint habiller ses lèvres. Décidé à gagner la seconde manche, Aloysius lança un ciseau mais la pierre de la jeune femme le réduisit en bouillie. Aucune originalité, songea-t-il tout en se sentant être de plus en plus vexé au fur et à mesure que le temps passait. Chose qui ne lui ressemblait pas étant donné qu’en général, c’était plutôt lui qui heurtait la sensibilité d’autrui. Mais la découverte d’une possible « gaucherie » de la brune l’avait déconcerté. Il en était tellement fier que rencontrer d’autres de ses congénères lui donnait la nausée. Au moins Amy avait-elle le mérite d’être une Vagabonde. Cela compensait un peu. Ou pas, il ne savait pas vraiment. La troisième manche se présenta à lui. Il savait que c’était la dernière alors il essaya de se concentrer pour croire en sa chance, puisque c’était ainsi que cela fonctionnait, mais il échoua, comme le prouva le résultat final : la feuille de la brune étouffa sa pierre, sans un scrupule. Très agacé, le jeune homme ferma son visage et replaça sa main dans sa poche tandis qu’Amy la laissait le long de son corps.
- Eh bien voilà qui est fait. Notre problème est résolu.
Parle pour toi, aurait-il voulu lui rétorquer. Il se fichait éperdument d’avoir perdu, en fait. Ce n’était qu’un jeu de hasard et, qui plus est, il n’y avait pas eu de témoin. Par contre qu’elle soit gauchère ne cessait de le tourmenter. Si, du moins, elle l’était vraiment. Après tout, elle avait pu utiliser sa main senestre juste pour le fun. Ou le troubler, puisque lui était un gaucher pur et dur et qu’il était impossible de le manquer. Il fumait de la main gauche, il commençait à fouiller dans ses poches par la gauche, il allumait son briquet à l’aide de sa main gauche… Il faisait tout de la gauche. Ce qui était normal, puisqu’il était gaucher. Mais elle ? Il n’avait rien remarqué jusqu’à maintenant, ce qui pouvait sous-entendre deux choses : la première était qu’elle n’avait pas effectué beaucoup de mouvements, ce qui était parfaitement correct, la seconde, sa préférée, était qu’elle était droitière. Malheureusement, il lui était impossible de trancher, pour le moment. Sauf avec son couteau, bien sûr. Il lui semblait, cependant, que lui couper la main gauche pour qu’elle devienne obligatoirement droitière était un petit peu excessif. Même pour un être tel que lui. On pouvait lui conférer la plupart des défauts du monde, il en restait un qu’il ne possédait pas : le sadisme. Le sang lui plaisait, oui, mais s’il pouvait faire ce qu’il avait à faire sans traîner, ce n’était pas plus mal. Doucement, Amy s’avança tout à coup vers le centre de l’anti-chambre et il l’observa, amusé. Elle n’était pas aussi sûre qu’elle l’aurait voulu, certainement. Tant mieux. C’était bien fait pour elle. Un sourire hypocrite sur le visage, Aloysius se rasséréna avec cette pensée. Il saurait bien assez vite s’il allait devoir l’ajouter à la liste des personnes qu’il détestait en grande partie parce qu’elles étaient gauchères ou si elle allait rester sur la liste des personnes distrayantes. Immobile au milieu de l’ersatz de pièce, elle le fixait présentement, son sourire en coin de nouveau en place. Avec un soupir faussement contrait, il s’avança jusqu’à se trouver à un mètre d’elle et planta son regard dans le sien, ses mains toujours dans les poches :
-Ton attaque consiste à m’endormir par l’attente ?s’enquit-il en reprenant son ton amusé. La désinvolture le regagnait maintenant qu’il s’était convaincu qu’il avait peut-être une chance qu’elle ne soit pas gauchère. Si c’est le cas, ça risque fort de marcher puisque je commence légèrement à fatiguer, reprit-il en bâillant largement et faisant ainsi faire de même à son interlocutrice, grâce à la magie des automatismes du corps, mais l’intérêt de la manœuvre me semble être quand même assez nul.
Son sourire de tête à claques toujours sur le visage, il ne s’excusa pas d’avoir bâillé de façon si ouverte, pas plus qu’il ne sortit ses mains de ses poches. Quitte à attendre debout, il préférait le faire ainsi, même si, il en avait conscience, cela pouvait l’handicaper légèrement en cas d’assaut soudain. Son temps de réaction serait ralenti par les quelques instants qu’il lui faudrait pour sortir ses mains. Peu importe. Il assumerait ce qui se passerait. En admettant qu’il se passe quelque chose puisque la situation commençait à stagner, là. Si cela avait été lui, le gagnant du chifumi, Amy serait déjà par terre, sur le ventre, en train de lui hurler de se lever de son dos. Et lui fumerait tranquillement en veillant, toutefois, à ne pas l’étouffer. Cette nuit n’était décidément pas une nuit normale. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]___________________________I will never die. I will never lose. I will never be defeated.
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I'm Aloysius, God, Vasteels. |
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Messages: 284 Date d'inscription: 19/12/2010 Age: 24
 | Sujet: Re: << A mis à l'eau >> Dim 22 Avr - 18:15 | |
| Vasteels n’attendit pas longtemps avant de me rejoindre, soupirant comme s’il était contrarié. Il paraissait profondément ennuyé, le pauvre petit. Les mains dans les poches, attendant que quelque chose ne se passe. Et il ne tarda d’ailleurs pas à me le faire savoir :
- Ton attaque consiste à m’endormir par l’attente ? Si c’est le cas, ça risque fort de marcher puisque je commence légèrement à fatiguer.
Il n’avait pas perdu son ton amusé et sa désinvolture en cours de route. Rien ne semblait pouvoir l’atteindre. Il arborait toujours cet air de suffisance qui pouvait vite devenir insupportable à voir. Il ponctua ses dires d’un bâillement dont il ne se cacha pas, comme le veut habituellement la politesse, à mon inverse. En effet, le bâillement étant communicatif, l’autre imbécile me le faisait faire à mon tour.
- Mais l’intérêt de la manœuvre me semble être quand même assez nul, acheva-t-il.
Je ne lui donnais pas la satisfaction de réagir immédiatement, mais me préparais plutôt mentalement à l’attaquer, et de manière active, contrairement à ce qu’il sous-entendait. Après tout, le jeu de hasard m’avait donné la priorité à donner le premier coup, avait même déterminé que je devais commencer. La situation ne se prêtant pas à ce que je puisse avoir un quelconque effet de surprise, je n’étais pas vraiment en position de force. Il était toujours plus facile dans un cas comme celui-ci d’être attaqué, puisque la défense puis la riposte nous vient plus naturellement. Je me doutais que même si ce cher Vasteels ne daignait sortir ses mains de ses poches, ce qui me donnait un certain avantage, il était tout de même un minimum sur la défensive. Normal, après tout. Mais cela ne changeait rien au fait que je doive débuter et lancer le combat.
J’avais bien assez réfléchi, et mûrement pensé à ne pas révéler trop tôt que j’étais non pas gauchère mais bien droitière. On m’avait appris à développer mes aptitudes de combat des deux côtés, certes, mais il n’en restait pas moins que j’avais, comme tout un chacun – les ambidextres exclus –, mon côté préférentiel. Et celui-ci se trouvait être à le contraire de mon adversaire que j’avais vu n’utiliser quasiment que sa main gauche pour toutes ses actions. Se retrouver face à un gaucher était bien plus difficile pour moi que contre à un droitier. Mais j’allais m’y faire et essayer d’exploiter tout de même ce désavantage.
Soudain, je me lançais, alors que le jeune homme entamait un nouveau bâillement sans doute destiné à me faire réagir. La distance entre nos corps étant minime, je n’eus aucun mal à le pousser tout en tendant ma jambe gauche que je passais derrière les siennes dans le but de le déséquilibrer. Dans un même mouvement j’attrapai son bras gauche de ma main gauche, mon bras opposé entourant le cou de Vasteels tout pendant que je pivotais pour être face à son dos. Le tout n’avait pas duré plus d’une poignée de secondes durant lesquelles le jeune homme avait rapidement sorti ses mains de ses poches pour se libérer de ma clé d’étranglement. Il me lança un coup de coude dans le ventre bien placé qui me fit le lâcher. Nous nous retrouvâmes donc de nouveau face à face. Les dés étaient lancés. Il pouvait tout aussi bien partir, fuir au moyen de son anneau, que poursuivre sur cette voie sans vraiment savoir où cela allait nous mener. Il avait l’avantage de sa carrure plus massive et importante, j’avais celui de pouvoir alors lui échapper plus facilement de par ma maigreur et mon expérience. Lorsque je vis un sourire en coin apparaître sur ses lèvres, je sus que le jeu ne faisait que commencer. Car il s’agissait bien d’un jeu. Je n’avais pas dans l’intention de lui faire réellement du mal, juste de lui prouver que les apparences peuvent être trompeuses et qu’il n’était pas nécessairement le plus fort.
Il attaqua à son tour et je parais sans trop de difficultés, puis ripostais. Il avait au moins des rudiments en matière de combat puisqu’il arrivait à éviter la plupart des coups que je tentais de lui porter. Il ne se laissait pas faire, et j’aurais certainement pu sourire et m’amuser pleinement de la situation si je n’avais su qu’il était toujours en possession d’un couteau. Je ne le connaissais pas suffisamment pour ne pas craindre un coup en traître. Et même si j’avais été déjà confrontée à de nombreux cas où je devais éviter l’objet tranchant, je n’en restais pas rassurée pour autant. Je levais brusquement la jambe dans le but de lui asséner un coup plus puissant mais ne pris pas garde à ce qu’on m’avait dit et répété de nombreuses fois, soit qu’il fallait éviter de viser au-dessus de la taille de son adversaire, par souci que celui-ci pouvait prendre votre jambe plus facilement. Et cela s’avérait véridique puisque Vasteels, en plus d’éviter habilement le coup, en profita pour saisir ma jambe, ce qui me déséquilibra et me fit tomber à terre. Le contact avec le sol ne fut pas des plus doux mais pas si terrible non plus, et je ne tardais pas non plus à me relever. Etonnement, Vasteels n’en avait pas profité pour me bloquer au sol, ce qui m’ahurissait bien que je n’en montre rien. Je songeais un instant qu’il cherchait à me mettre en confiance et qu’il n’hésite pas par la suite à me prendre en traître et redoublais mes assauts à cette pensée. Il fallait que je m’en débarrasse. Car la légère inquiétude à l’idée qu’il ne s’en serve me bloquait quelque peu, ce qui me déplaisait fortement.
Enfin je réussis à le mettre à terre. J’avais d’abord lancé quelques coups de pied en étant légèrement de dos, du droit d’ailleurs puisqu’une fois mes premiers coups portés, je n’avais tardé à montrer que j’étais bien droitière. Il avait évité sans difficulté, le sourire aux lèvres et l’air de dire « tu ne peux pas faire mieux ? » en se contentant de reculer, et là était le but de la manœuvre. Profitant de l’élan que j’avais, je me rapprochais plus, toujours en étant qu’un quart de face à lui, au point de quasiment le toucher. J’attrapai son bras droit de ma main gauche et saisissai son col de la droite, me tournai pour être dos à lui mais en ne lâchant pas l’endroit visé du regard, soit sa jambe droite, que je fauchai sans plus attendre. Ses jambes volèrent, l’une entraînant l’autre, et son corps heurta le sol. Je tenais toujours son bras, ou plutôt sa veste, de la main. Cela avait atténué plus ou moins le choc du corps contre le bitume, et ça me permettait surtout de poursuivre dans ma lancée. En effet, attrapant à deux mains son bras gauche que je maintenais levé à la verticale, je passais ma jambe droite par-dessus, l’enroulant en quelque sorte, me laissais tomber, jambe gauche tendue et roulais, faisant tourner par la même occasion Vasteels par automatisme, son bras étant emprisonné par ma jambe et mes mains. Il se retrouva donc face contre terre, moi à côté de lui, lui tenant son bras dans un tel angle que s’il essayait de se débattre, il ne manquerait pas de se le casser. De plus, je le bloquais de tout mouvement de son buste puisqu’en appui sur mes deux jambes je m’appuyais sur sa colonne vertébrale tout en bloquant son bras. Je n’attendis pas qu’il réagisse, même s’il pouvait difficilement se défaire de mon emprise et lâchai mon bras gauche pour venir fouiller la poche dans laquelle je l’avais vu fait disparaître le couteau. Une fois que je l’eus en main, je me dégageais rapidement, lui laissant reprendre le plein contrôle de ses membres. J’avais enfin en ma possession la fameuse lame, mais comme je n’avais pas l’intention de m’en servir, je la lançais aussi loin qu’il m’était possible de le faire. J’avais vaguement pensé à le déposer à une autre époque, mais comme je ne savais la date exacte à laquelle nous nous trouvions présentement et que je souhaitais revenir, l’idée avait été rapidement évacuée.
Le couteau était désormais assez loin de nous pour que Vasteels ne s’en serve sans au préalable aller le chercher et ainsi me prévenir de son intention, me laissant largement assez de temps pour me préparer ou tout bonnement m’en aller. Voilà qui nous égalisait déjà un peu plus dans mon esprit. Je profitais que Vasteels prenne son temps pour se relever pour attacher mes cheveux au moyen d’un élastique, chose que je n’avais pas vraiment eu le temps de faire. J’avais réussi à lui prouver que malgré les apparences et nos différences de poids et de taille, j’avais été capable de lui assener des coups et même à le bloquer au sol, tout comme il en était aussi certainement capable avec moi. J’étais néanmoins prête à continuer, plutôt amusée qu’autre chose. Restait à voir ce que ce cher jeune homme dont je ne savais toujours pas le prénom décidait pour la suite. En espérant fortement qu’il ne veuille subitement m’attaquer avec son couteau, ce qui mettrait immédiatement fin à ce cher moment que nous passions ensemble. ___________________________[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tout devient possible lorsque je te vois. Tout. Changer une partie de moi y compris. |
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